La guerre vue du Havre
Archives municipales du Havre, FC_4H10-10

Raymond (Emmanuel) WOOG est né à Paris (2e arrondissement) le 25 octobre 1875 et décédé à Neuilly-sur-Seine le 10 mai 1949.
On ne sait que peu de choses concernant sa vie privée. Il est cependant déclaré comme élève de Gustave Moreau et artiste peintre. Rares sont les villes ou les organismes disposant d’une œuvre de cet artiste. On retient un dessin au Musée de Roubaix, une peinture à Montreuil, une autre au Ministère de l’Éducation nationale à Paris, une peinture aussi à Blois (Préfecture du Loir-et-Cher) provenant d’un dépôt du Musée d’Orsay, une œuvre au musée du Luxembourg à Paris et enfin une œuvre en Allemagne (Ambassade de France à Berlin)…
Cet artiste, parfaitement bilingue, peut s’enorgueillir d’avoir traduit l’ouvrage de Herbert Ward, officier intégré à l’expédition de Stanley qui va traverser l’Afrique centrale. Il compte aussi, au même titre que Leloir, Neumont, Guillaume ou Cain, parmi les artistes ayant collaboré avec la galerie Devambez. Il a également participé au Salon de Paris. Et en 1928, une exposition rétrospective lui est consacrée à Paris (galerie Jacques Seligmann). André Maurois préface le catalogue.
Durant la Première Guerre mondiale, il est attaché à la mission militaire de l’armée britannique, qu'il demande à rejoindre entre 1915 et 1918. Basé au Havre, il publie en 1916, un porte-feuilles toilé, de 32 planches in folio, représentant des militaires anglais et français qu’il a croqué entre l’hiver 1915 et le printemps 1916. Le tirage est limité à 115 exemplaires. Les Archives municipales disposent du porte-feuilles n° 101.

Ici, est présentée, pour la première fois une sélection des caricatures de ces militaires, agents de liaison, officier, interprète qu’il a fréquenté, et saisi sous leurs traits les plus pertinents. L’ensemble du recueil (référence FC H4 C10 L 10) est communicable en salle de lecture, aux Archives municipales du Havre, selon les normes de consultation en vigueur.

Raymond Woog est décoré de la Légion d'honneur en 1947



J. Caton-Jones : look sporting records up
And find the winner of the "Kadir Cup"
The sobriquet of "Flier" well applies
To one whose hobby in destroying flies.
Les Grecs vinrent jadis aux rivages de Troie,
pour y chercher la belle Hélene.
Mais le "Gaulois" poursuit une plus belle proie,
Et c'est la Gloire qu'il ramène.
Il fur évacué du front près d'Armentières
Les "toubibs" Ecossais discutant sur son cas
On comprend aisément qu'il dut souffrir là-bas :
Il n'y trouvait pas de librairies.
Next Welch whose portrait stands in stern relief,
A worthly second to his able chief.
Of slackers a relentless enemy
A worshipper of punctuality.
If, on the telephone, the Base you're seeking,
Tremble, rash mortal, if his voice says ..."speaking".
Cold and abrupt with men, yet ladies say
"Dear colonel Welch has such o charming way".
Behold our genial manager of Cox's
From nine to four entrenched behind strong boxes.
Ha rides, plays golf and billards to prfection,
And girl all seek his fatherly protection.
When the "Hantonie" begins to pitch hard
Thrice lucky ladies if kinf Mr Pritchard
Crossing on business of the Bank in handy
To comfort them with words of cheer and brandy.
"Oh wad some power the giltie gie us
To see oursel's as ilhers see us."
So sang the Ploughboy Poet.
And if at the Academy
Some picture of ourselves we see,
We often fail to know it.

But Woog has here himself portrayed,
A speaking likeness without aid
Of photograph or mirror.
He perpetrated one of me.
Look further back and you will see.
I think if is a "terror" ... !
From where end Oh where does your Heilan' laddie come ?
He comes from torrid India Calculta is his home.
And his country to serve ha has sailed across the toam.
Oh what and oh what does your Heilan' laddie do ?
He teaches British soldiers to shoot both straight and true.
And it's so in my hairt that he's verra usehul too.

Suppose and suppose that in siccan foreign pairts,
They leugh at his bare hunkers and call his kilties skairts,
Well ! it's so in my mind that he'll win the lassies' hairts.
Stands for Chanbrelan, our French AB
A sailor boy, who never went to sea
Doubtless he has been told to wait his turn
Until a seaman's duties he can learn
Like to the lad whose mother cautioned him
Never to bathe, until he'd learned to swim.