LA TOUR FRANÇOIS 1ER, VIGIE DU HAVRE
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LES TOURMENTS
DE LA TOUR

Dans le courant de l’an 1516, deux acres de terre de la paroisse d’Ingouville sont achetées par le seigneur de Bonnivet, pour répondre au désir de François1er de fonder un nouveau port – un havre neuf– et une ville, dans l’embouchure de la Seine.

Repérage et
construction

1517

Dès la première campagne de travaux, qui débute en mars 1517, les ingénieurs délimitent le terrain en vue d’édifier la Grosse Tour. Elle doit protéger l’estuaire et défendre le futur port contre les incursions anglaises.

Repérage et
construction

1518

Dès janvier 1518, les manœuvres normands et bretons creusent, dans la terre marécageuse, une excavation de 10 mètres de profondeur, 26 mètres de diamètre à la base et près de 80 mètres en surface, pour y implanter les fondations de la Grosse Tour. La construction va prendre deux années.

Repérage et
construction

1518

Dès janvier 1518, les manœuvres normands et bretons creusent, dans la terre marécageuse, une excavation de 10 mètres de profondeur, 26 mètres de diamètre à la base et près de 80 mètres en surface, pour y implanter les fondations de la Grosse Tour. La construction va prendre deux années.

Repérage et
construction

1520

La nouvelle entrée du port est creusée au printemps 1520, tandis que l’ancienne passe du sud est obturée. La tour apparaît maintenant, ornée de ses bossages en demi-boulets et pointes de diamant. Elle est haute de 10 mètres. Bientôt armée de son artillerie, elle défend le port du Havre de Grâce. Une chaîne, tendue entre les deux digues, s’oppose, la nuit, aux mouvements des navires sans autorisation.

La Tour François-1er
et la poudrière

AMH, DD73

L’étage inférieur de la tour sert, dès 1522, de lieu de stockage des poudres à canon des navires qui sont désarmés dès leur entrée dans le port.

La Tour François-1er
et la poudrière

L’étage inférieur de la tour sert, dès 1522, de lieu de stockage des poudres à canon des navires qui sont désarmés dès leur entrée dans le port.

La Tour François-1er
et la poudrière

Ce sous-sol, servira aussi de lieu d’enfermement temporaire. Les murs conservent les graffiti laissés au fil du temps, par les prisonniers.

La Tour François-1er
et la poudrière

Les cachots gardent la trace du passage des prisonniers avec des graffiti portant parfois des noms et des dates. Par la suite le sous-sol est jugé trop humide pour la conservation des poudres. Une poudrière est construite au nord, entre la tour et la porte du Perrey.

La Tour François-1er
et la poudrière

Le magasin, sous la forme d’une succession de pièces semi-enterrées, est entouré d’un couloir anti-souffle.

La Tour François-1er
et la poudrière

Durant la première moitié du XVIIIe siècle, la tour jusqu’alors connue sous le nom de Grosse Tour est progressivement appelée Tour François-1er, nom qu’elle conservera jusqu’à sa démolition.

La Tour François-1er
et la poudrière

Les systémes optiques
de communication

AMH, 71Fi407

Pour répondre aux besoins civils et militaires, la tour François-1er, à la toute fin du XVIIIe siècle, est dotée sur sa plate-forme, d’un système de communication optique à bras articulés dit des frères Chappe.

Les systémes optiques
de communication

Dessin de Jacques Gaillard - AMH, 5Fi129

Le système Chappe est remplacé, au début du XIXe siècle, par un télégraphe optique Dupillon.

Marégraphe et
mât de signaux

AMH, 7Fi47

Sous la poussée des négociants et armateurs havrais, le port se modernise. Un marégraphe est installé le long de la muraille de la tour.

Marégraphe et
mât de signaux

AMH, 7Fi84

Un câble passant sur une poulie, permet de relayer la donnée des hauteurs d’eau jusqu’au bureau du chef des signaux, placé sur la terrasse de la tour.

Marégraphe et
mât de signaux

AMH, 7Fi82

En lien avec un index mobile, une règle graduée permet alors au responsable des signaux de lire la donnée et de relayer l’information.

Marégraphe et
mât de signaux

AMH, 7Fi90

Tous les quarts d’heure, la variation du niveau d’eau est communiquée aux navires en attente sur rade, par l’intermédiaire d’un code de structures en filet, en forme de boules, envoyées dans la mâture, dressée sur la terrasse.

Marégraphe et
mât de signaux

Tous les quarts d’heure, la variation du niveau d’eau est communiquée aux navires en attente sur rade, par l’intermédiaire d’un code de structures en filet, en forme de boules, envoyées dans la mâture, dressée sur la terrasse.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

AMH, 7Fi43

Le développement des navires à vapeur, plus gros et plus puissants va contraindre les autorités politiques et financières de la Ville, du port et de la chambre de commerce à modifier l’entrée du port.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

AMH,1Fi9

Les deux jetées nord et sud, ainsi que la tour très en avant, créent un goulot d’étranglement dangereux pour la navigation, qu’il faut rapidement faire sauter.

Condamnation et destruction
de la Tour Francois-1er

AMH,1Fi10
1853

Cette volonté s’inscrit dans le mouvement des grands travaux que la Ville a initié dès 1853 en décidant de raser ses anciennes fortifications et de combler les fossés défensifs insalubres et devenus inutiles.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

1860
AMH, 5Fi65

En 1860, la promenade de la jetée du nord ouest, bien connu des touristes devient un vaste chantier.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

AMH, 7Fi96

L’Hôtel de Beauvoir, qui fut le second Hôtel de Ville, la porte du Perrey et le mur historique du gouverneur Sarlabos, n’ont plus quelques mois à vivre.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

AMH, 7Fi96

Il en est de même pour la poudrière et pour la tour François-1er

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

Dessin de Roessier

Le premier coup de pioche est officiellement donné le 15 octobre 1860. En novembre 1861 il ne reste plus que le mur sud et le pilier central de la grande salle d’artillerie qui est dynamité le 16 décembre.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

1862
AMH, 71Fi81

Fin janvier 1862, la totalité de la tour a disparu, laissant un large parvis qui est occupé par deux brise-lames. Restent cependant les fondations qui nécessiteront 8 années de travaux et l’intervention d’un scaphandrier pour en venir à bout.

Condamnation et destruction
de la Tour François-1er

AMH, 5Fi68

La tour détruite laisse la place libre pour la construction d’un puis de deux brise-lames.

Le dernier vestige

AMH, 4Fi1358

La surface de la chambre d’expansion du brise-lames a été pavée avec les pierres en demi-boulets et en pointes de diamant des murailles de la tour François 1er

Le dernier vestige

1944
AMH, 47Fi10-©Fernez

Au lendemain du 5 septembre 1944 et du bombardement allié qui va raser le centre-ville du Havre, plusieurs bombes ont endommagé les brise-lames. Les derniers vestiges de la tour François-1er disparaissent définitivement.

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